Mise à la terre : obligation, norme et prix

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La mise à la terre électrique est obligatoire. Prévoyez 500 à 1 000 euros en moyenne pour l'installation d'une prise de terre

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Qu’est-ce qu’une mise à la terre ?

La mise à la terre est une manœuvre consistant à relier la terre et les masses électriques risquant d’être mises en contact avec le courant électrique à la suite d’un défaut d’isolement. Cette liaison se fait grâce à un fil conducteur. La mise à la terre permet d’écouler les fuites de courant sans danger. Elle doit être associée à un disjoncteur différentiel.

Pourquoi faire une mise à la terre ?

Faire effectuer une mise à la terre par un électricien vous protégera des risques d’électrisation ou d’électrocution. Ces travaux sont en effet indispensables pour sécuriser votre installation électrique en cas de défaillance. C’est une solution de sécurité pour protéger les personnes habitant votre foyer comme vos biens.

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Prix d’une mise à la terre

Le prix d’une mise à la terre est compris entre 500 et 1 000 € en moyenne. Il varie en fonction de la technique d’installation utilisée et de la complexité des travaux. Ce prix comprend l’installation d’une prise de terre et son raccordement à votre tableau électrique. Le tarif d’une mise à la terre varie également d’un électricien à un autre, d’où l’intérêt de demander plusieurs devis d’électricité.

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Que dit la loi ?

La mise à la terre électrique est obligatoire depuis 1969. À l’époque, la loi ne concernait que les pièces d’eau. Désormais, la mise à la terre est réglementée par la norme NFC 15-100 et concerne toutes les pièces de la maison. Cette dernière stipule que tous les interrupteurs et toutes les prises de courant d’un logement doivent être raccordés à une prise de terre. 

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Quand prévoir des travaux de mise à la terre ?

La norme concernant la mise à la terre vous concerne si vous faites construire un logement, mais aussi si vous habitez une maison construite avant 1991. Dans ce cas, vous devez obligatoirement procéder à une rénovation électrique pour effectuer une mise à la terre et mettre votre logement aux normes.

Comment faire une mise à la terre ?  

Il existe plusieurs méthodes pour réaliser une mise à la terre électrique. L’électricien en charge des travaux peut utiliser la technique : 

  • De la boucle à fond de fouille.
  • Du piquet de terre vertical.
  • Du conducteur en tranchée.

La résistance de terre : une valeur à vérifier régulièrement

Avoir une prise de terre installée ne suffit pas. La norme NF C 15-100 impose que la résistance de cette prise de terre soit inférieure à 100 Ohms. Au-delà de cette valeur, le disjoncteur différentiel de branchement ne peut pas se déclencher assez rapidement en cas de fuite de courant, laissant une tension de contact potentiellement mortelle sur les appareils défectueux.

Cette valeur est mesurée avec un appareil spécifique appelé telluromètre. Un multimètre classique ne permet pas de l’évaluer. Lors d’un contrôle du Consuel ou d’un diagnostic électrique, la mesure de résistance est systématiquement réalisée. Sachez qu’un électricien professionnel vise en pratique une résistance inférieure à 50 Ohms, voire moins de 10 Ohms en présence d’un parafoudre, pour garantir une protection fiable tout au long de l’année.

La nature du sol impacte directement cette résistance : un sol argileux et humide conduit bien le courant, tandis qu’un sol sableux, calcaire ou rocheux offre une résistivité élevée. En hiver, un sol humide peut afficher 60 Ohms, puis dépasser les 150 Ohms en période de sécheresse estivale. Si votre installation est à la limite de la conformité en hiver, elle sera probablement hors norme en été. Pour les sols difficiles, l’électricien peut interconnecter plusieurs piquets de terre en parallèle ou utiliser un conducteur en tranchée de 20 mètres minimum pour réduire la résistance.

Mise à la terre et diagnostic électrique : ce que vous devez savoir

Le diagnostic électrique est obligatoire pour la vente d’un logement dont l’installation a plus de 15 ans, depuis 2009. Depuis le 1er juillet 2017, cette obligation s’étend à la mise en location. L’état de l’installation intérieure d’électricité doit être annexé au bail ou à la promesse de vente et remis à l’acquéreur ou au locataire.

L’absence ou la défaillance de la mise à la terre fait partie des anomalies les plus fréquemment relevées lors de ce diagnostic. Le diagnostiqueur certifié vérifie notamment la présence d’une prise de terre fonctionnelle, les liaisons équipotentielles en pièces humides, et la valeur de résistance de la terre (inférieure à 100 Ohms selon la norme). Une anomalie sur ce point est classée dans les défauts de sécurité qui doivent être signalés à l’acquéreur ou au locataire.

La durée de validité du diagnostic est de 3 ans pour une vente et de 6 ans pour une location. Si vous avez réalisé une rénovation électrique complète avec attestation du Consuel (Comité national pour la sécurité des usagers de l’électricité), cette attestation peut tenir lieu de diagnostic électrique si elle a été délivrée depuis moins de 3 ans. Notez que l’absence de diagnostic lors d’une vente peut engager votre responsabilité pour vice caché et exposer l’acquéreur à demander une réduction du prix ou l’annulation de la transaction.

Prix d’une mise à la terre

Le prix d’une mise à la terre varie selon le type de logement et la méthode retenue par l’électricien. Pour une maison individuelle, il faut compter entre 500€ et 1000€, main-d’œuvre et matériel compris. Pour un appartement, la fourchette est plus basse : entre 300€ et 500€, selon la complexité du raccordement au réseau de terre de l’immeuble.

Ces tarifs couvrent la fourniture et la pose du piquet de terre en acier galvanisé, de la tresse de cuivre nu de 25 mm², de la barrette de coupure et du câblage depuis la barrette jusqu’au tableau électrique. Si la main-d’œuvre n’est pas comprise dans le devis, un électricien facture généralement entre 50€ et 90€ de l’heure, auquel s’ajoutent les frais de déplacement.

Plusieurs facteurs font varier le prix final. La nature du sol (argileux, sableux, rocheux) influe directement sur la résistivité et peut nécessiter plusieurs piquets de terre en parallèle pour atteindre la valeur requise de 100 Ohms maximum imposée par la norme. La superficie du logement, l’accessibilité du terrain et la distance entre le point d’installation et le tableau électrique jouent également sur le montant du devis.

Si les travaux de mise à la terre s’inscrivent dans une rénovation électrique plus large, le coût de la prise de terre est généralement absorbé dans le devis global de remise aux normes. Dans ce cas, la mise à la terre est réalisée en même temps que le changement du tableau électrique, le tirage de nouveaux câbles et l’installation de disjoncteurs différentiels. Pour déterminer précisément le coût de vos travaux de mise à la terre, faites chiffrer votre projet par un électricien proche de chez vous.

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La mise à la terre est-elle obligatoire ?

La norme NF C 15-100 impose la mise à la terre pour toutes les installations électriques de basse tension en France. Elle s’applique aussi bien aux logements neufs qu’aux logements rénovés. Son évolution depuis 1969 a progressivement étendu cette obligation à l’ensemble des pièces d’un logement.

Logements construits avant 1969

Les logements bâtis avant 1969 et n’ayant jamais fait l’objet d’une rénovation électrique ne sont pas soumis à une obligation légale de mise à la terre rétroactive. La norme NF C 15-100 n’est pas rétroactive : un propriétaire ne peut être légalement contraint de mettre à la terre un logement ancien sauf si l’installation présente un risque manifeste pour les occupants. Toutefois, les travaux sont fortement recommandés pour des raisons évidentes de sécurité.

Logements construits entre 1969 et 1991

Depuis 1969, la prise de terre est obligatoire dans les pièces d’eau (salle de bain, cuisine) des logements neufs. Les habitations construites entre 1969 et 1991 sont donc partiellement mises à la terre : les pièces sèches comme le salon ou les chambres pouvaient légalement rester sans conducteur de protection. Ces logements sont nombreux à présenter des prises à deux trous dans les pièces sèches.

Logements construits après 1991

Depuis 1991, la mise à la terre est obligatoire dans toutes les pièces d’un logement neuf, sans exception — salon, chambres, couloir, cuisine et salle de bain. Les logements récents construits ou entièrement rénovés après cette date sont donc systématiquement équipés de prises 2P+T avec broche de terre dans chaque pièce. Si vous habitez un logement neuf ou récemment rénové et constatez l’absence de broche sur certaines prises, faites vérifier l’installation par un électricien qualifié.

Qu’est-ce que la mise à la terre ?

La mise à la terre, également appelée MALT ou conducteur de protection, est un dispositif de sécurité électrique qui relie l’installation d’un logement au sol. Son rôle est d’évacuer les courants de fuite vers la terre en cas de défaut d’isolement sur un appareil ou un câble vétuste. Sans elle, ce courant de fuite emprunterait le chemin de moindre résistance — c’est-à-dire le corps humain — et provoquerait une électrisation, voire une électrocution.

Concrètement, la prise de terre consiste à relier le tableau électrique à un élément métallique enfoui dans le sol. Ce conducteur enterré — piquet en acier galvanisé, boucle en fond de fouille ou câble en tranchée — est raccordé au tableau par une tresse de cuivre nu de 25 mm² et une barrette de coupure accessible depuis l’extérieur. La barrette permet de mesurer la résistance de l’installation à tout moment.

Dans le tableau électrique, le fil de terre est identifiable à sa couleur vert et jaune. Sur les prises murales, il se matérialise par une broche saillante, dite broche de terre (prises de type 2P+T). La présence de cette broche sur vos prises est le signe le plus visible qu’un logement est mis à la terre. En revanche, une prise à deux trous sans broche indique une installation ancienne sans conducteur de protection.

La mise à la terre n’agit pas seule : elle fonctionne en tandem avec le disjoncteur différentiel 30 mA. Lorsqu’un défaut d’isolement se produit, le courant de fuite transite par le conducteur de terre. Le différentiel détecte l’écart entre le courant entrant par la phase et celui repartant par le neutre, puis déclenche en une fraction de seconde. Sans mise à la terre, le différentiel peut ne pas déclencher assez rapidement pour protéger efficacement les personnes.